AMAC

Site réalisé par ALPHA STUDIO
Tous droits réservés

L’étrangère

En ce 7 juillet 2037, le tribunal suprême de la démotyrracie est prêt à rendre son verdict à l’encontre de l’accusée. Il a entendu les témoins à charge qui ont attesté les faits reprochés d’étrangeté de la prévenue, artiste de son état. La prévenue encourt la peine de silence de 15 ans pour les faits suivants :
-  Étrangeté dans la pratique de son activité professionnelle, car la prévenue se borne à écrire et à présenter des spectacles contraires à la ligne culturelle édictée par le service culture du gouvernement. Elle s’entête dans la diffusion de son art hors du cadre officiel et s’expose donc, selon les articles 237 et 248 du Code culturel de la démotyrracie, à une peine de silence pour étrangeté.

Mais le verdict est suspendu car : La prévenue veut corrompre la Cour par une tentative d’ouverture d’esprit des juges et jurés, en demandant à d’autres témoins que ceux présentés par la Cour de témoigner !

Dans sa grande clémence, le tribunal accepte d’accéder à sa requête et de recourir à cette ancienne pratique de témoins appelés par l’accusée.

La seule condition est que les débats ne dure pas trop et que ces soient-disant témoins ne soient pas trop nombreux.

Le président appelle le Greffier qui fait entrer le premier témoin. Vont ainsi se succéder les histoires des uns et des autres montrant que l’étrangeté est bien relative et sujette seulement à celui qui accuse !

Agnès Chavanon et Chloé Gabrielli racontent la gitane étrangère doublement car elle a un enfant de gadjo dans le ventre, la princesse folle étrangère à son propre corps... autant de thèmes forts et universels traités sous forme de contes, de nouvelles, de chants, berceuses ou rap.